Calendrier de l’Avent #11

Le calendrier de l’Avent du centenaire d’Itsuo Tsuda : 25 jours pour retrouver 25 moments forts de l’année 2014, consacrée à Itsuo Tsuda.

#11 Bruno Vienne

« […] Ma rencontre avec Itsuo Tsuda ça été une école du plaisir avant tout. Des retrouvailles avec la simplicité. Si je pouvais décrire Monsieur Tsuda je dirais comme l’adage de Tchouang Tseu : «La grande gentillesse exclut la petite gentillesse». Y avait de ça. Il pouvait être très dur mais derrière, il y avait un enseignement qu’il nous donnait, quelque chose de «magique» qui se passait. […] Ce plaisir de le retrouver. D’être là avec lui. […] »  Le témoignage de Bruno Vienne

Bruno Vienne
Bruno Vienne en 2014

Bruno Vienne par lui même :
« Cinéaste, humaniste, aventurier:  j’ai débuté ma carrière après une école de photo (Vaugirard) et des études de philo et de sciences de l’éducation (Fac de Vincennes), d’abord comme assistant caméra pour des films animaliers.
C’est en 1978 que je fais la connaissance de Monsieur Tsuda et de son dojo, tout en continuant mon travail d’intermittent du spectacle, je me consacre à la pratique du Mouvement régénérateur et de l’Aïkido jusqu’au décès de mon maître en 1984. Puis au bout de quelques années d’assistanat sur des films, j’ai pu réaliser mon premier documentaire au Tibet dans la région du Kham et de l’Amdo. Ce film, « Retour au Kham », a été diffusé sur Canal+ en 1991 et a été le point de départ de ma carrière de réalisateur, depuis j’ai réalisé plus de 40 films sur les animaux, les humains et la nature.
J’ai appris ce métier grâce à 3 personnes à qui je dois beaucoup. Au tout début mon oncle Gérard Vienne avec qui j’ai travaillé pendant 6 ans et François Bel dont j’ai été aussi l’assistant pendant une dizaine d’années et enfin celui à qui je dois mon émancipation par rapport à la Médecine et la Science : Itsuo Tsuda.
Ce métier m’a permis de voyager à travers le monde et de pouvoir vérifier sur le terrain et dans mon corps physique la pratique du Non-faire.
Aujourd’hui mon attention est focalisée sur deux longs métrages, les deux ont en commun des histoires de moines, l’un sur l’enfance d’un Lama Tibétain, l’autre sur la reconstruction d’une abbaye et d’une petite communauté cistercienne en Bretagne . Je suis très heureux cette année, grâce au dojo Tenshin, de pouvoir rendre hommage à cet « homme foncièrement libre » qui pour beaucoup d’entre nous a été une source d’inspiration et un pilier fondateur de notre existence. »

http://brunovienne.com/respiration/baton-de-parole/

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Bruno Vienne en 1984. stage de Coulonge-sur-l’Autize