Calendrier de l’Avent #4

Le calendrier de l’Avent du centenaire d’Itsuo Tsuda : 25 jours pour retrouver 25 moments forts de l’année 2014, consacrée à Itsuo Tsuda.

#4 : La Seconde Guerre mondiale

« Au hasard » de recherches sur le web, une personne découvrit qu’Itsuo Tsuda apparait dans un film sur la Seconde Guerre mondiale de Daniel Costelle. Un grand monsieur du cinéma documentaire, qui a chaleureusement accepté que nous diffusions ces extraits.  De ce que nous avons pu apprendre, Itsuo Tsuda participa aux recherches historiques sur le sujet pour ce film et, rare Japonais à parler français, il parle dans le film quelques secondes.  Il est donc nommé au générique :

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Itsuo Tsuda fut lui même enrôlé dans l’armée japonaise à son retour de France en 1940 et fit trois mois d’entraînement dans un bataillon canon puis, en raison de sa compétence à parler français, il fut transféré au quartier général de commandement pour faire des traductions… Sur son positionnement vis-à-vis du Japon impérial, Itsuo Tsuda s’exprima un peu dans les inédits à découvrir dans Cœur de ciel pur, extraits  :

Guillemet La vision des Japonais vis-à-vis du monde extérieur et de leur propre pays, entre les deux guerres, dénotait une étroitesse d’esprit presque puérile. Il y avait cinq puissances mondiales : l’Angleterre, la France, l’Italie, les États-Unis, et… surtout le Japon. La Russie ne comptait pas, parce qu’on l’a battue à la guerre en 1904, la Chine, non plus, qu’on a battue en 1894. On dirait une tournée de compétition sportive. On exhortait le peuple au patriotisme de plus en plus fanatique, à l’instigation des officiers subalternes de l’armée de terre qui gagnait du terrain. J’étouffais dans cette atmosphère de prison et cherchais la liberté de penser. […]

[…] En 1945, je pressentais que la Guerre allait prendre fin la même année.  Le Japon capitule en août. Le mythe du “Japon invincible” tombe. Quel soulagement ! […]

Itsuo Tsuda, Cœur de ciel pur, éditions Le Courrier du livre, 2014