Archives par mot-clé : Nô

Misogi du premier janvier

Les notes qui suivent ont pour fonction de retracer les origines et les moments importants de la préparation et du déroulement du Misogi du premier janvier tel qu’il se pratique dans les dojo de l’École Itsuo Tsuda. Elles ne peuvent remplacer la transmission orale et le vécu de la cérémonie, ce sont des indications, pas une marche à suivre imposée. Pour aider à pénétrer dans l’ambiance de ces moments, il a semblé utile de présenter ce texte en s’appuyant sur les trois rythmes de la tradition japonaise : jo – ha – kyu.
Voici sur ce sujet, quelques extraits du livre d’Itsuo Tsuda, La Science du particulier : « En étudiant le théâtre Noh, j’ai connu les trois rythmes : jo – lent, ha – normal, et kyu – rapide […] Jo signifie introduction, ha rupture, changement, et kyu rapide […] Les fruits poussent graduellement (jo), mûrissent à vue d’œil (ha), et tout à coup se détachent des branches (kyu). »

Origine et préparatifs (jo)

La vie des dojo de notre École est rythmée par plusieurs cycles temporels. Entre celui qui débute à la création du dojo et celui, quotidien, des séances d’Aïkido, on trouve le cycle pluri-hebdomadaire des séances de Katsugen Undo, le cycle saisonnier des stages et celui annuel du Misogi du premier janvier.

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Quand Me Tsuda récitait le Nô #2

tsuda_no_couleur_bordure2baniere-600x355Nous avons le plaisir de vous présenter une version restaurée de la vidéo de Maître Tsuda récitant le Nô.
Maître Tsuda, lors du stage d’été de 1981 à Coulonges-sur-l’Autize, récite un extrait de théâtre Nô. Avant de commencer, Maître Tsuda présente l’histoire.Lire la suite

Quand Me Tsuda récitait le Nô #1

Pour nous aider à découvrir ce que pouvait représenter le Nô pour Maître Itsuo Tsuda, et aussi pour ses élèves, ces moments de récitation qui avaient lieu certains soirs de stage, nous avons demandé à Régis Soavi (élève de maître Tsuda et enseignant d’aïkido depuis plus de trente ans) de raconter…

Maître Tsuda récitait le Nô à l’occasion des stages et si je me souviens bien, il le faisait deux fois pendant le stage – parfois Itsuo tsuda Nôune fois, parfois deux – après la séance de mouvement le soir. Il y avait des gens qui partaient, et puis comme on savait qu’il y avait un Nô, parce que quelqu’un le disait, on commençait à installer : on mettait la corde – une corde tressée blanche – qui délimitait la scène. Pendant ce temps là, Tsuda était dans sa pièce, et on s’installait sur les tatamis à un mètre de la corde à peu près, et on attendait que tout le monde soit parti – enfin tous les gens que le Nô n’intéressait pas ou qui trouvaient ça long ; il y avait un petit groupe qui restait. En général il y avait beaucoup de gens qui partaient. Parce que c’était en japonais ; Tsuda ne racontait pas systématiquement les histoires, parfois il disait jusque quelques mots : Lire la suite