Il faut perdre la tête pour habiter nos corps

Nous vous proposons ici le texte d’une intervention orale faite par Manon Soavi à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes de l’Université de Haute-Alsace au sein du colloque Écoféminismes européens qui s’est tenu les 14 et 15 novembre 2024.Un des après-midi du colloque fut consacré à l’autrice Françoise d’Eaubonne. Son fils Vincent présentait d’abord une communication intitulée La place du corps dans la vie et l’œuvre de Françoise d’Eaubonne. Suivait l’intervention de Manon Soavi faisant le lien entre l’urgence exprimée par d’Eaubonne de renouer avec nos corps pour dépasser l’idéologie patriarcale dualiste et la proposition de pratique de soi émancipatrice de la philosophie du Non-faire d’Itsuo Tsuda.

L’après-midi se poursuivait avec la projection du film de Manon Aubel Françoise d’Eaubonne une épopée écofémisniste et une table ronde avec les participant·es.

Chaque communication ne pouvant dépasser vingt minutes, l’intervention est très condensée. Elle nous paraît néanmoins intéressante pour les liens qu’elle tisse entre la pensée écoféministe et la philosophie du Non-faire.

Intervention de Manon Soavi

Itsuo Tsuda était un écrivain japonais, né en 1914. Formé à la Sorbonne dans les années trente, en sinologie par Marcel Granet et en sociologie par Marcel Mauss. Il aspira inlassablement à la liberté et s’intéressa à sa culture japonaise, au rapport au corps et à la pensée chinoise antique. Auteur de dix livres en français publiés au Courrier du Livre, sa philosophie du Non-faire articule une pensée anarchiste et une compréhension subtile du Tao.

Itsuo Tsuda

Nous allons voir en quoi cette philosophie entre en résonance avec l’écoféminisme, non par l’étiquette, mais par sa nature.

Cette phrase programmatique de d’Eaubonne « Il faut perdre la tête pour habiter nos corps »1 va me servir de point de départ. Car Françoise d’Eaubonne et Itsuo Tsuda avaient en commun de considérer que l’émancipation passaient par l’intégration d’autres patterns2 de pensée pour sortir du dualisme et que le corps est essentiel dans ce processus.

Françoise d'Eaubonne et l'écoféminisme
Françoise d’Eaubonne

Critiquer et proposer d’autres possibles

Comme l’a montré Vincent d’Eaubonne, le corps était un sujet central dans la vie et la pensée de Françoise d’Eaubonne. En avance sur le féminisme de son temps et sans céder à aucun essentialisme, elle a pointé le rôle premier du corps dans les mécanismes de dominations et l’urgence de sa réappropriation comme condition de libération.

Critique de la pensée dualiste, comme toutes les écoféministes, Françoise d’Eaubonne souligne que la matérialité du corps, englué dans le vivant, nous ramène à notre/la nature. Nous empêchant de la regarder tout à fait comme un objet. Le corps est source de liberté et nous permet la prise sur le réel. Françoise d’Eaubonne s’alerte de l’aggravation du dressage subi par les corps allant jusqu’à sa disparition avec la virtualisation.

S’arracher au corps, nier le vivant en nous, c’est l’évolution effroyable contre laquelle elle nous interpelle dès 98 dans Virtuel et domination3. Paroxysme de la culture de la mise à distance, le règne du virtuel va bouleverser le rapport de l’homme au monde et peut-être provoquer un effondrement interne en touchant à la différence perceptible entre réel et virtuel.

Cette différence, pour elle, « Seule peut la rétablir la vieille formule la preuve du pudding est qu’on le mange, pour le jour où le premier drogué du labyrinthe cybernétique sera trouvé mort de faim dans sa cabine en arborant le sourire des repus de l’imaginaire. »4

Pour d’Eaubonne il est clair que l’esprit ne peut survivre sainement devant l’anéantissement de ses sens, avec l’absence de contact du toucher5 et la déréalisation. La perte du corps locomoteur, sensible, remplacé par « un corps hybridé de micro-processeurs et de nano-machines médicales, nous vaudra un notable abaissement de la vitalité. » Si chaque innovation fait peur, aucune n’a jamais atteint si profondément l’être, l’asservissement du virtuel est d’une nature inédite.

Lanceuse d’alerte d’un coté, Françoise d’Eaubonne bouscule aussi le cadre socio-politique qui structure et détermine ce qui peut être dit sujet et ce qui ne le peut pas, ce qui est perçu comme sensible, vital, intelligent et ce qui ne l’est pas. Des cadres de l’expérience inscrits dans nos institutions, nos perceptions, nos corps et nos récits. D’Eaubonne fait donc émerger par l’écriture un autre monde, réunifié, où les dualismes et l’exploitation n’ont plus court.

écoféminisme et science-fiction. Illustration de Pauline Bhutia
Illustration de Pauline J. Bhutia qui met en lien la science-fiction écrite par Françoise d’Eaubonne avec son travail théorique sur l’écoféminisme. Revue Galaxies SF no 87, 2024. Tout droits réservés

Dans Le Satellite de l’Amande, premier tome de sa Trilogie du Losange, elle décentre ainsi le sujet et l’objet avec le récit de l’exploration d’une planète inhabitée mais qui s’avère ÊTRE littéralement un corps. Brouillant ainsi la frontière entre l’exploratrice et la planète. C’est par leurs corps qu’une fusion de sensibilité charnelle, rythmique, va se faire entre elles.

Dans le tome suivant – Les Bergères de l’Apocalypse – d’Eaubonne décrit les débuts d’Anima, la civilisation de femmes. Elle tisse dans le texte les liens nature/humain en employant un vocabulaire végétal à propos des sociétés de femmes : « Tout germait, poussait, feuillotait dans les groupes, communautés et communes de femmes. Tout bruissait, discours, querelles, murmures, commentaires et chansons, et la Révolution travaillait à petit bruit et à grand fracas, sonore comme un arbre plein de craquements et d’oiseaux ». Plus loin, c’est l’enchaînement de la cornemuse, la mouette et la bruyère qui souligne la continuité entre les mondes humain et non-humain6.

Très lucide, d’Eaubonne décrit aussi la faillite de l’agir révolutionnaire de l’avant-garde. Dans Les Bergères elle écrit à propos de cet échec que, de toute façon, « leur libération ne pouvait être qu’intime »7. Elle ne peut se faire de l’extérieur, par la force ou la théorie révolutionnaire. Seules les expériences de la vie sont en mesure de modifier cette dimension intime de nos corps et notre agir.

Remédier à la mise à distance : Je sens donc je suis.

Comment toucher cette dimension ? Une question cruciale aussi pour Itsuo Tsuda. Pour lui comme pour d’Eaubonne, il faut déverrouiller les structures internes qui servent de base à nos modes d’être et d’agir depuis des siècles. En s’appuyant sur d’autres patterns de pensée et sur le corps.

Sachant que les mythes et les rites ne sont pas de l’ordre du symbolique selon la chercheuse Barbara Glowczewski. Les gens agissent avec ces patterns. Chez les aborigènes le rêve est un devenir rhizomatique, un « concept à penser »8. C’est ce que fait d’Eaubonne par l’écriture.

Elle nous indique une clef essentielle dans le passage des Bergères où nous assistions à la renaissance d’un monde unifié et cyclique : « des cris d’animaux naissaient avec la même timidité, très loin, isolés, se rapprochant : “Je suis là !” »9

C’est une clef. Ce « Je suis là » neutralise le « Je pense donc je suis ». Cette conception historiquement datée d’un homme entouré d’objets, d’animaux réifiés et d’un paysage exploitable.

Mais d’autres conceptions du monde existent. Des cultures diverses ayant en commun des modes d’existence qui échappent à l’utilitarisme, à l’universel abstrait et à la coupure humain/milieu. Elles sont organiques et singulières. L’agir trouve ses raisons et ses finalités depuis l’intériorité des situations. L’anthropologue Rodolpho Kush, qui a étudié les cultures autochtones d’Amérique du sud, les nomme les Cultures de l’Estar Siendo, Être là10.

De l’autre coté du Pacifique l’écologue japonais Kinji Imanishi relève une notion analogue avec le Ba 場, ou Être là11. Un concept fondateur de la culture nipponne qu’on retrouve dans beaucoup d’aspects, notamment le mot baaï 場合12, être quelque part, en chair et en os, à une occasion particulière. Le géographe Augustin Berque18, traducteur d’Imanishi, nomme cette ontologie situationnelle y-présence.

Imanishi insiste aussi sur le fait que les être vivants lient ce qu’ils sont et là où ils sont. Et que c’est par la sensation, l’intuition, qu’on peut saisir le commun des mondes humain et non-humain. Ceci se retrouve aussi dans l’écriture chinoise. L’idéogramme Sei 生 la vie, n’est pas un concept, c’est une trace qui évoque une perception. La sensation qu’on éprouve lorsqu’à la vue d’un bourgeon, on sent que l’on est soi-même vivant au sein de la vie sur terre. Imanishi disait : « Je sens, donc je suis ».

Sei, la vie, calligraphie de Itsuo Tsuda

Ce pattern nous réintègre au monde terrestre, vivant parmi les vivants. Maintenant, comment l’agir peut-il se déployer sans retomber dans le schéma dualiste ? La Chine ancienne nous fourni encore un pattern très intéressant : le 無爲 Wu-wei, Non-faire. Nous allons voir que cela n’a rien du retrait de l’action collective ou d’une posture méditative individualiste.

Saboter la pensée cartésienne : le Non-faire

Ursula Le Guin a écrit : « Tout ce que j’essaie de faire, c’est de trouver comment placer un obstacle sur la voie »14. Notre structure mentale, déformée par le cartésianisme et le dualisme, ne peut s’extraire d’elle-même de son carcan. C’est pourquoi il faut mettre des obstacles sur la voie. C’est le but d’Itsuo Tsuda quand il déclare « Même si je ne pense pas JE SUIS ». À l’instar de Tchouang-tseu, provoquer un effondrement de la logique afin de laisser émerger une autre compréhension.

Dans les cultures chinoise et japonaise il existe des techniques pour hacker son cerveau. Court-circuiter la volonté afin de laisser la place à une intelligence plus profonde et reliée. Les pratiques comme le zen, la calligraphie, les arts martiaux, etc., ont pour but de provoquer, grâce aux techniques du corps, l’abandon de la pensée calculante afin de laisser surgir le Wu-wei (Non-faire).

C’est le sens de la calligraphie Naka, la cible. Qui représente à la fois arc, flèche, cible, archer, dans une même unité. Ici pensée et action ne font qu’un. Le Non-faire est donc un régime d’activité15 dans lequel l’action et la parole sont hautement efficaces, précisément par l’absence d’intentionnalité.

Naka, la cible, calligraphie de Itsuo Tsuda

Les contes anciens d’Europe enseignaient aussi par symbole comment trouver cet agir juste. Qu’il faille embrasser une grenouille, prêter l’oreille aux paroles d’un renard, ou attendre que la nuit porte conseil. Il s’agit toujours de lâcher prise, de faire le vide pour écouter et entrer dans le flow.

De même les artisans japonais coproduisent les objets avec les matières vivantes, le fer, la terre, l’eau, le feu. L’artisan est reconnaissant de la tournure inattendue que prend sa création. Alors l’acte n’est plus le résultat d’UNE volonté, d’UN sujet. C’est une multiplicité qui s’exprime.

Ce pattern nous sort de l’agir colonial, du FAIRE, de l’ingénieur prônant des solutions abstraites et externes aux situations. Ce Non-agir situationnel, le peuple Kogi le suggérait en proposant la réintroduction du tapir au Brésil plutôt que la dépense de millions de dollars pour restaurer les forêts primitives. Les tapirs mangent les fruits et font leurs déjections là où il n’y a pas d’arbre fruitier, « plantant » ainsi la forêt. Un agir dans/avec la toile du monde.

Des sciences autochtones en symbiose ont toujours existé. Comme l’agir des animaux et des plantes que nous ne faisons probablement qu’entrapercevoir.

Ici avec nos modes de vie urbanisés et parcellisés, une porte pour entrer concrètement dans ces paradigmes est de retrouver nos corps dans des pratiques quotidiennes. D’écouter nos propres ressources involontaires, de réactiver notre sensation et de commencer à rétablir une relation entre une pensée sauvage réhabilitée et une pensée savante relativisée.

Des pratiques de soi émancipatrices

Marcel Mauss indiquait que le corps est une expression de nous-même, mais aussi d’une conception culturelle, de l’organisation sociale et des systèmes de représentation du monde16. Le dressage social et notre aliénation sont donc inscrits dans nos corps.

En Orient, corps et esprit ne sont pas séparés, philosophie et pratique sont donc indissociables. Pour Itsuo Tsuda, Aïkido et Katsugen undo font partie du chemin de la philosophie du Non-faire. Ce sont des pratiques d’émancipation où l’on éprouve un décalage entre ses habitudes et leur recalibration.

C’est par le toucher sensible et le mouvement qu’on expérimente un autre type de relation, qui ne passe ni par la parole ni par la vision. Ce sont des « savoirs sur soi » qu’on redécouvre et des « pratiques de soi » qui impliquent le niveau individuel et collectif.

L’Aïkido dans cette vision n’a pas pour but d’apprendre à se battre et à détruire. C’est une étude, par le corps, des possibilités de relationner avec les autres, malgré et avec le conflit. De rétablir un équilibre en soi, et dans la relation.

Face à la domestication des femmes et à ce qu’Elsa Dorlin appelle la « fabrique des corps désarmés »18, d’Eaubonne soulignait l’importance de la réappropriation des capacités de réaction. Enseignante d’Aïkido, je m’associe à l’appel de d’Eaubonne à redécouvrir « des attitudes ignorées, refoulées, qui nous font si peur, les plus simples positions combatives du corps »18.

Le paradigme de la génération

Un élément très important est souligné par la philosophe Émilie Hache19 : les sociétés industrielles extractivistes ne manifestent plus aucun souci de la génération, c’est-à-dire la reproduction des conditions d’existence. Remplacée historiquement par l’idée de Providence. Un monde créé une fois pour toutes, n’ayant plus besoin d’être perpétué au quotidien. La génération est un phénomène social total, concernant la perpétuation des humains, du clan, des relations avec les ancêtres et les vivants parmi lesquels on vit.

J’ajouterai que, de même, nos sociétés ne manifestent plus aucun souci pour le soin des capacités vitales de (ré)génération humaine. La vision machiniste d’un corps parcellisé, nous porte à penser qu’on peut user son corps comme on use un vélo. De temps en temps, il faut resserrer les freins et changer des pièces. Sauf que les processus biologiques et la métabolisation ne répondent pas du tout comme ces procédés mécaniques, auxquels on les a trop souvent comparés.

Les processus vitaux se régénèrent et retrouvent leur équilibre d’eux-mêmes au quotidien si on leur en laisse la possibilité. Mais le mouvement involontaire est refoulé. Le corps rigidifié a des difficultés à réagir, à garder l’équilibre, à récupérer des fatigues. Comme le dit l’écoféministe Ariel Salleh : « La sensibilité aux flux de la nature se perd quand le savoir insiste sur les opérations précises à effectuer pour transformer la nature. »20.

À l’inverse, dans le paradigme de la génération, la vie humaine s’inscrit au sein d’une vision holistique. Les pratiques vernaculaires prennent soin des ressources internes, c’est-à-dire de la capacité innée d’équilibration par le mouvement involontaire du corps au quotidien.

La pratique du Katsugen Undo qui est une sorte de gymnastique de l’involontaire, s’inscrit dans ce paradigme. C’est la manifestation du travail interne que les humains possèdent déjà mais qui dans notre monde moderne a besoin d’un espace-temps pour laisser la place à l’expression de l’activité du vivant en nous.

Bien entendu il ne s’agit pas de recettes miracles, mais de prendre en compte des pratiques équilibrantes et émancipatrices sur le long terme.

Le paradigme de la génération est illustré par la calligraphie de Itsuo Tsuda « La demeure des ancêtres »

Conclusion

Pour conclure, quand Françoise d’Eaubonne écrivait « Il faut perdre la tête pour habiter nos corps », elle exprimait sa radicalité. Refuser plutôt que continuer. Perdre la tête s’il le faut plutôt que maintenir le dualisme patriarcal. Et puis construire autre chose, ici et maintenant.

Je retrouve chez elle cette entièreté et cette détermination qu’avaient mes parents. Chez eux, c’est du refus de perpétuer le formatage scolaire que mes sœurs et moi ne sommes jamais allées à l’école. C’est du refus des rapports sociaux existants que sont nés des dojos libertaires.

La plupart urbains, autogérés, égalitaires, sans subvention. Où les femmes sont majoritaires. Des dojos faits de débrouille et de ténacité depuis 40 ans. À l’image des ZAD, ils sont en rupture avec l’individualisme néolibéral autant qu’avec les formes anciennes de la contestation. Ce sont des lieux et des pratiques d’où peuvent émerger des changements touchant à l’individu et au collectif.

Il ne s’agit pas de singer des pratiques anhistoriques, hors de leurs cultures. Comme l’écrit Anna Tsing dans Le champignon de la fin du monde, « les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. » Pourtant, « l’erreur serait de croire que l’on se contente d’y survivre car c’est aussi dans ces ruines, ces marges, que parfois la vie est plus vive, plus intense. »21

En effet, ces pratiques sont nées au Japon, dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont des rhizomes qui ressurgissent, actualisation de sagesses vernaculaires anciennes. C’est par la puissance de l’utilisation qu’en font les personnes pour vivre ici et maintenant d’autres possibles qu’elles deviennent des pratiques stratégiques de résistance-création profondément écoféministes.

Je vous remercie pour votre attention.

Un exposé de Manon Soavi fait au colloque Écoféminismes européens qui s’est tenu les 14 et 15 novembre 2024 à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes de l’Université de Haute-Alsace.

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Notes :
  1. Françoise d’Eaubonne, correspondance personnelle avec Alain Lezongar.
  2. Terme utilisé en sciences humaines : modèle simplifié d’une structure de comportement individuel ou collectif (d’ordre psychologique, sociologique, linguistique). Synonymes : patron, schéma.
  3. Françoise d’Eaubonne, « Virtuel et domination », revue Temps critiques, #10, May 1998
  4. ibid.
  5. Anna Berrard et Anaïs Choulet-Vallet, « Mettre en contact plutôt que mettre à distance le monde sensible. Pour une épistémologie écoféministe du toucher », revue Tracés, n° 42 (2022)
  6. Voir l’analyse de Mathilde Maudet : Perspectives sur une écriture littéraire écoféministe dans Les Bergères de l’Apocalypse de Françoise d’Eaubonne et The Fifth Sacred Thing de Starhawk, mémoire de Master 1 en Littérature française et comparée, université Montpellier 3, juin 2023.
  7. Françoise d’Eaubonne, Les Bergères de l’Apocalypse, éd. Des femmes (Paris), mars 2002, p. 367
  8. Barbara Glowczewski, Réveiller les esprits de la Terre, éd. Dehors, juin 2021, p. 48
  9. Les Bergères de l’Apocalypse, op. cit., p. 392
  10. Miguel Benasayag et Bastien Cany, Contre-offensive : Agir et résister dans la complexité, éd. Le Pommier, 2024
  11. Imanishi Kinji, Comment la nature fait science : Entretiens, souvenirs et intuitions, éd. Wildproject (Marseille), 2022, p. 139
  12. Baai 場合, lit. un accord (ai 合い) de differents (ba 場)
  13. Augustin Berque, ‘Fûdo and Edo—a note on Watsuji’s nipponity’ [« Fûdo et Edo — note sur la japonéité de Watsuji »], février 2023 (contribution à un livre collectif sur Watsuji à paraître et coordonné par Hans Peter Liederbach).
  14. Citée par Corinne Morel-Darleux dans « Placer des obstacles sur la voie », revue Terrestres, 6 février 2020
  15. Définition proposée par Jean François Billeter, voir ses Études et Leçons sur Tchouang-tseu, éditions Allia (Paris)
  16. Marcel Mauss, Les techniques du corps, conférence à la Société de Psychologie, 1934
  17. Elsa Dorlin, Se défendre. Une philosophie de la violence, éd. La Découverte, 2017
  18. Françoise d’Eaubonne, Contre-violence. Ou la Résistance à l’État, éd. Cambourakis (Paris), 2023
  19. Émilie Hache, De la génération et de son remplacement par la production, éd. La Découverte, 2024
  20. Ariel Salleh, Pour une politique écoféministe, co-éd. Wildproject & le passager clandestin, 2024, p. 244
  21. [Fr.: Le champignon de la fin du monde]
  22. Anna Tsing, Le champignon de la fin du monde. Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme, éd. La Découverte, 2017